Ode au Passager

Author: Stephany /

En arrivant de l’école, je lance mon sac d’école par terre et je cours dans la cuisine pour me prendre deux barres de chocolat. Je suis hors de la maison avant même que ma mère s’aperçoive que je suis rentré. Je monte sur mon vélo blanc, celui que mes parents m’ont donné pour ma fête. Je roule tranquillement vers la rue des Plaines. Je connais le chemin par cœur maintenant. Après environ deux minutes, je ralentis. Il va apparaître bientôt. Cette fois, il m’a dit qu’il allait inviter Éric Picard pour lui montrer notre jeu. Quand j’arrive à notre rendez-vous, j’aperçois Alex qui m’attend, avec son manteau rouge, le bras tendu et le pouce en l’air. À côté de lui, Éric est sur son vélo et il attend sans dire un mot à Alex. J’arrête près d’eux et j’embarque Alex. Nous roulons en silence. J’écoute avec plaisir le cliquetis que fait la chaîne de mon vélo.

Tiketik-ketik-ketik.

On arrive au bout de la rue Je tourne dans le petit sentier de terre battue que j’ai si souvent fréquenté.

- Tu vas voir Éric, c’est super cool! On va te montrer comment faire.

Il ne répond pas. Il se contente simplement de regarder les alentours, fasciné par le décor. Nous arrivons dans la pente et Alex s’exclame.

- Woohoo !

Je le joins et nous roulons tout en riant et Éric reste derrière nous sans dire un mot. On arrive au clou. Le clou que j’ai planté dans cet arbre la première fois qu’Alex m’a emmené dans la forêt. Alex me dit de tourner. Je lui dis qu’il n’a pas besoin de me le dire parce que je connais la route par cœur maintenant. Éric commence à s’essouffler et je lui dis que nous sommes presque arrivés. Enfin, je vois le buisson. Notre buisson. L’endroit de notre merveilleux jeu. En arrivant, Alex débarque de mon vélo et je fais de même.

- Bon, on est arrivé, dis-je. Je lui montre notre table d’opérations.

- Étienne, toi et Éric, allez chercher des couleuvres et ramenez les ici. Je vais surveiller les bicycles, me dit Alex

- OK. Viens Éric. Il y en a plein là bas. On a besoin d’au moins cinq couleuvres pour commencer. Après on ira en chercher d’autres.

Il ne pose pas de questions, il me suit sans dire un mot. J’aperçois une couleuvre.

- Regarde! Il y en a une là! Prend-la Éric!

Il ne bouge pas. Ce gars là est définitivement bizarre. C’est quoi son problème? Je m’approche de la couleuvre tranquillement et je la prends avec facilité. Après un bout de temps, Éric trouve une couleuvre et me la donne.

- Merci! Je pense qu’on en a assez. Viens, on va te montrer comment faire. C’est super facile, tu mets la couleuvre dans le dérailleur et tu tournes les pédales.

En arrivant sur le site de notre jeu, Alex nous attend avec impatience.

- Enfin! Ça vous a donc bien prit du temps! Bon, Étienne, place le vélo sur la table d’opérations.

J’exécute l’ordre et Alex prend sa position près du vélo.

- Regarde Éric! C’est super drôle. Dis-je.

Je prends la première couleuvre et je la mets queue première dans le dérailleur de mon vélo. La couleuvre reste prise dans la chaîne et tranquillement, comme je fais tourner les pédales, elle s’écrase et il y a du sang. Beaucoup de sang. Mes mains sont recouvertes de sang de couleuvre et Alex s’exclame :

- Oui, c’est ça Étienne! Tu l’as eu! Maintenant demande lui s’il veut essayer, me chuchote Alex.

- Éric, veux-tu essayer? Tu vas voir c’est facile.

- Heu…ok je vais essayer, Dit-il. C’est la première chose que je l’entends dire aujourd’hui.

- Il est parfait Étienne. Fais-le approcher…Voilà très bien. Regarde comme il est obéissant…me dit Alex.

- Bon, je vais faire tourner les pédales et toi, tu prends la couleuvre et tu la mets dans le dérailleur… comme ça oui… fait attention, il faut pas qu’elle s’échappe… c’est beau, maintenant continue, mets ta main le plus près possible…

Sa main est recouverte de sang de couleuvre. Je la prends tranquillement et je la pousse un peu plus loin.

- Étienne ça fait mal… ma main est prise…Ouch! Ça fait mal Étienne! Aide moi!

Sa main est prise dans la chaîne du vélo. Je la regarde, stupéfié. Il continue à crier. Finalement Alex me lance :

- Étienne! Aide le donc!

Je sursaute lorsque j’entends sa voix et je cesse de faire tourner les pédales. Je m’efforce d’enlever sa main de la prise de mon vélo. Lorsqu’elle est sortie, ce n’est plus du sang de couleuvre sur ses mains, C’est du sang d’humain. Son sang. Il s’enfuit en criant. Alex et moi le regardons partir.

- Éric! Éric, reviens ici!

Il continue de crier en courrant.

- Il va prévenir ses parents… pis les nôtres. Le jeu est fini, Étienne, fait Alex. De toute façon, je déménage bientôt à Saint-Eugène. Peut-être qu’on va se revoir un jour…

Il met son doigt sur mon front.

- De toute façon, on a eu du fun ensemble, hein?

- Tu as raison, au moins ça valait la peine.

Comme je dis cela, un homme arrive derrière le grand buisson. C’est mon père. Il me dévisage, furieux, et me lance :

- Te voilà! Qu’est-ce que tu…

Il regarde derrière moi. Il s’arrête, contemple la scène en silence, bouche bée

- Seigneur… marmonne-t-il enfin.

- C’est lui qui m’a tout montré. C’est lui! Dis-je en pointant Alex du doigt. Dis-lui Alex! Dis-lui!

Mon père me regarde l’air perplexe.

- Il n’y a personne Étienne…c’est qui Alex?

Nothing beats being with you

Author: Stephany /

As I stand here alone,

I think;

Is this a dream?

No one is beside me,

But I can still feel your presence.

You’re sent is in my hair.

My skin is warm,

As if someone was just here.

My mind is blank,

No memories.

I look at my reflection,

And it all comes back.

My heart racing,

Your hands on my skin,

My hair in your face,

My eyes lost in yours,

So close, as one.

Nothing beats this moment.

Not even a dream.

Nothing beats being with you.

La marionnettiste

Author: Stephany /

Un beau samedi après-midi de juillet, Valérie se préparait pour son spectacle. Elle s’apprêtait à faire ses débuts. Elle voulait gagner sa vie en faisant des spectacles de marionnettes. C’était son premier numéro et elle s’en rongeait les ongles jusqu’au coude. Elle avait choisit Mini, sa plus belle marionnette, pour ce grand événement. Il ne restait que cinq minutes avant le son grand début. Elle attacha les cordes de son guidon sur son pantin; sur les pattes et les ailes. Elle s’apprêtait à monter sur scène puis s’arrêta. Elle attacha une corde sur le nez de son petit pic bois minutieusement taillé dans le bouleau.

« Mesdames et Messieurs, veuillez accueillir chaleureusement la grande, magnifique, excellente Valérie! La marionnettiste qui fait ses débuts! »

Elle eu mal au cœur lorsqu’elle entendit son nom. Elle prit son courage à deux mains et monta sur scène. Elle s’avança lentement vers le milieu de la place, elle éclaircit sa voix, puis, elle dit.

« Je suis ici aujourd’hui pour vous présenter mon amie Mini. Elle est un peu gênée mais elle s’habitue vite. Elle est une bonne acrobate et elle aime faire des choses avec son nez. »

Elle n’ajouta rien. En un clin d’œil, la musique qu’elle avait choisit la veille commençait à jouer. Elle commença lentement à faire agiter ses mains avec le guidon. Mini débuta sa chorégraphie en faisant quelques pirouettes. Elle s’est ensuite avancée à quelques mètres des spectateurs et a commencé à picorer dans le vide. Elle continua ses prouesses pendant quelques minutes. Valérie a soudainement décidé d’enlever une des cordes qui étaient attachées aux pattes du fantoche.

Après quelques tours de l’assemblée, elle enleva la deuxième corde qui tenait les pattes. Il ne restait plus que les ailes et le nez. Mini fit plusieurs culbutes et arabesques, elle détacha les deus cordes attachées aux ailes. Et en un tour de main, Mini ne tenait que par le nez. La foule était ébranlée par le talent de cette marionnettiste qui arrivait de nulle part. Elle finit sa séance En faisant tourner sa marionnette à toute vitesse, puis, elle salua la foule en délire devant son talent inexplicablement bon.

Le lendemain, elle fit la une des journaux. Tous les articles disaient :

« La marionnette se faisait mener par le bout du nez! »

Texte d'examen Provincial

Author: Stephany /

Si j’avais eu le choix de rester à la maison aujourd’hui je l’aurais fait. Mais non! La loi fait en sorte que nous devons nous rendre à l’école pour souffrir interminablement. J’ai oublié de travailler sur mon devoir de français hier soir et il s’adonne qu’il est à remettre demain à la première heure. Je ne suis pas quelqu’un qui fait ses devoirs à la dernière minute d’habitude. Malgré le fait que je hais l’école, il est de mon devoir d’être la meilleure dans tout ce que je fais. Je suis très studieuse et j’excelle dans toutes les matières. Lorsque je me suis rendue compte de ce petit détail qui allait ruiner ma réputation d’élève modèle, je décidai de rester à la bibliothèque après l’école pour rattraper le temps perdu. Pas question que mes parents le découvrent! Ils me feraient la morale sur l’importance de réussir à l’école et combien mon excuse de trou de mémoire fait pitié.

La bibliothèque m’a toujours fasciné. Elle est très grandiose, à la manière d’une cathédrale. Il n’y a pas une surface de ses murs qui n’est pas couverte de livres, d’œuvres d’art ou de décoration d’un siècle antérieur. Ses colones énormes donnent l'impression d'être prisonnier.

J’étais si concentrée sur ma fulmination interne que je ne remarquai pas le garçon qui pleurait à la table voisine de la mienne. Je fis passer mes cheveux bruns derrière mon oreille afin de mieux observer. Il était en train de gribouiller quelque chose sur un morceau de papier froissé. Il devait avoir environ mon âge, dix-sept ans, pas plus. Il avait l’air malade, trop maigre. Il semblait tellement démoli que soudainement, mes problèmes parentaux n’avaient pas l’air si énormes. Je m’approchai plus près de lui et m’assise à ses côtés.

« Y a-t-il quelque chose qui ne va pas? » lui demandai-je de ma voix la plus douce. Il me regarda d’un air surprit.

« Pourquoi tu me parles? » Je fus surprise par cette réponse.

« Tu pleures. Est-ce que je peux t’aider? » Il renifla et essuya son nez sur sa manche avant de me répondre.

« Je ne pleure pas. Je n’ai pas besoin de toi.» Décidément, ce jeune homme ne savait pas du tout de quoi il parlait.

« Alors pourquoi pleures-tu? »

« Ce n’est pas de tes affaires » Évidement, cela ne fonctionnait pas. Je décidai de prendre un autre chemin.

« Je m’appelle Mélanie. Et toi? »

« Julien. » Soudain, il n’avait plus l’air d’être si triste.

« Alors Julien, que fais-tu ici enfermé dans une bibliothèque un vendredi soir, de juin en plus! »

« J’allais justement te poser la même chose.»

« Moi, je fais tout pour ne pas rentrer chez moi. » dis-je avec un peu de honte.

« Et bien on est dans le même bateau toi et moi! »

« Alors dis-moi, pourrais-tu m’aider à trouver une idée pour ma dissertation de français? »

« Avec plaisir! »

Nous avons parlé de tout et de rien jusqu’à ce que la bibliothécaire nous force à sortir car elle fermait boutique.

« J’ai bien aimé te rencontrer Mélanie. » Dit-il avant de partir. « Nous devrions faire cela un peu plus souvent. »

« Avec plaisir! » Il quitta et me laissa seule dans la bibliothèque. Je m’apprêtais à sortir lorsque j’aperçus le papier froissé de Julien. Curieuse, je le dépliai pour y trouver une lettre de suicide. Je me sentie soudain toute bouillante. Et moi qui croyais qu’il m’avait aidé à surpasser ma solitude. Je n’aurais jamais cru qu’un petit geste pourrait aider quelqu’un à ce point là. Une chose est sûre, tout le monde peut donner quelque chose.

Soudainement, la bibliothèque me sembla très chaleureuse. À présent, je savais que je serais protégée à tout jamais dans les murs de ce sanctuaire.

The mind is a beautiful thing

Author: Stephany /

What are we if we don't have a mind to guide us?
Sometimes the mind plays tricks on us.
When your mind is full, what better way than to empty it on paper?
A new document on Microsoft Word or a blank sheet of paper is great if you need to write down what you're thinking. But it doesn't write back...It can't react to your thoughts. Hopefully this will help my mind to empty itself and let the world know about all the interesting things that it creates for me.
I am a student outside, but a writer inside.
And Inside Wants Out.Bold